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Le Café de la Paix
  

 


 Le café de la paix semble bien installé parmi les activités de l’école de la paix si l’on considère le nombre de séances, 9, et la fidélité du public (en moyenne une quinzaine de personnes). Son objectif - je ne pense pas être contredit sur ce point- est de se faire plaisir par un débat autour de thèmes choisis d’avance en vue d’approfondir sa réflexion. C’est aussi un moyen l’attirer l’attention de personnes extérieures à l’école sur ce qui s’y fait. Il fonctionne mensuellement en alternance de deux manières différentes : celle de Patrick Lecomte qui part d’un exposé qui ouvre sur la discussion, la mienne qui propose des textes à l’avance librement commentés le jour même.
-Le premier exposé de Patrick sur l’idéal de la démocratie grecque a eut lieu le 26 novembre et le prochain sur l’immigration et l’assimilation est programmé pour le 21 janvier .
-En ce qui me concerne j’ai assuré pour l’instant 8 séances : la crise peut-elle conduire à la guerre, l’idée de guerre juste , mémoire et réconciliation, le fondamentalisme I , le fondamentalisme II, de l’idée de paix à l’idée du vivre ensemble , enfin à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin un café déplacé à l’espace Jargot de Crolles sur les murs et les ponts et un autre en partenariat avec les association de la rue très cloître au Mamma di Roma sur le vivre ensemble.
Pourquoi mon choix de partir de textes ?
Les textes ont pour vocation de servir de tremplin à la discussion et de permettre de recentrer le débat lorsqu’il tend à s’enliser. Comme ils sont donnés à l’avance les participants peuvent venir avec l’esprit préparé. Certes la difficulté est de trouver les bons textes. En général j’essaie de partir d’un document (témoignage historique, littéraire…) pour amorcer la discussion tout en organisant celle-ci autour de textes théoriques chargés d’établir les distinctions capables de faire avancer la réflexion. De plus je propose des textes classiques (Aristote, Kant, Hobbes, Pascal…) pour l’enracinement des problèmes et des textes d’auteurs contemporains ( R Girard, O Roy, M Gauchet , A Maalouf, E Glissant, … pour leur actualisation, mais le choix dépend bien évidemment du thème, par exemple comment éviter P Ricoeur ou J Derrida sur mémoire et réconciliation ou Walzer sur l’idée de guerre juste?
Une autre difficulté quand il s’agit de jalonner la discussion est de trouver leur bonne mise en ordre ainsi que le bon nombre (Souvent la dernière perspective est passée à la trappe)
Quelles perspectives pour l’avenir?
L’ouverture sur l’extérieur voulue par Richard Petris a fait rencontrer des personnes nouvelles mais parfois au détriment des participants traditionnels.

Si l’on veut créer une habitude de venir ne serait-il pas souhaitable que le programme soit établi à l’avance avec une date et un horaire régulier ? Il deviendrait alors plus facile d’avertir les associations susceptibles de diffuser l’information, telles le coup de pouce étudiant, les amis du monde diplomatique etc
L’annonce de la séance de Patrick Lecomte passée par Daniel Vin dans le petit bulletin a attiré deux jeunes. Cet effort de communication pourrait donc être généralisé voire étendu vers d’autres médias.
Enfin la possibilité de mettre en ligne le café sur le site de l’école de la paix permettrait d’y insérer les textes de référence voire les notes que les responsables voudront bien communiquer. Ensuite, pourquoi ne pas envisager une commission de contrôle chargée d’ y inscrire les interventions les plus marquantes et de compléter les références. Le site deviendrait ainsi un lieu d’information et de confrontation disponible pour tous.
                                                                                                                                                A. Burnet