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SAUVER LE TIBET


Le Tibet, connu également sous le nom du « Toit du Monde » ou « Pays des Neiges », était un état souverain depuis plus de 2000 ans jusqu'à l'invasion chinoise en 1949. Grand comme cinq fois la France avec ses 2,5 millions km2 il se répartissait en trois régions administratives (voir carte) : le Kham, l'Amdo et l'U-Tsang. Aujourd'hui, lorsque Pékin évoque le Tibet il en réfère à la Région Autonome du Tibet (voir carte), créée en 1965, dont la superficie ne représente plus qu'1,2 millions km2.

Depuis 50 ans, le Tibet réclame inlassablement son retour à la liberté. Un soutien international s'est mis en place pour alerter non seulement l'opinion publique mais aussi les dirigeants politiques sur la gravité croissante de la situation caractéristique d'un génocide.

Parmi ces multiples aides apportées, la question est de savoir en quoi L'Ecole de la Paix pourrait envisager de proposer aux Tibétains une démarche spécifique qui ne soit pas redondante par rapport à d'autres soutiens existants. Pour cela il convient de rappeler le Plan de Paix en 5 points proposé par Tenzin Gyatso, chef spirituel et politique des Tibétains, plan qui lui a valu la remise du Prix Nobel de la Paix en 1989.

 

 
Le Tibet appartient aux Tibétains

 

 

Dans la mesure où le combat des Tibétains engage la question du respect des droits de l'homme et des peuples à disposer d'eux-mêmes et qu'il s'inscrit dans une démarche de non-violence...

Dans la mesure où le retour au Tibet, qu'il soit dans l'autonomie ou dans l'indépendance, n'est pas envisagé comme l'expression d'un simple nationalisme mais qu'il relève aussi de la préoccupation altruiste de faire du Tibet une aire de paix et de non-violence démilitarisée, bénéfique à l'équilibre mondial - aspiration qui ne peut que favoriser la Culture de la Paix...

L'Ecole de la Paix peut en effet imaginer des modalités d'action, en concertation avec les Tibétains, spécifiques à la démarche de l'association et dans le respect de son éthique déterminée par les principes d'éducation à la paix et à la non-violence.

C'est ainsi que le groupe Tibet au sein du pôle Médiation et Solidarité de l'Ecole de la Paix se propose les objectifs suivants :

travailler en constante relation avec les Tibétains ; envisager par exemple de déterminer avec eux des axes d'orientation pour une action spécifique à l'Ecole de la Paix, compte-tenu de son expérience avec d'autres pays dans ce domaine

contribuer à l'information la plus objective possible concernant le Tibet, qui tienne compte des multiples aspects de la question et des divers points de vue des Tibétains

favoriser la participation des Tibétains dans les réseaux d'intervention de L'Ecole de la Paix et leur permettre de prendre la parole, afin que leur cause soit de moins en moins ignorée dans les manifestations les plus diverses sur le plan international. Leur rencontre avec d'autres pays en difficulté leur permettrait aussi de voir d'autres cas de figure et d'enrichir ainsi peut-être leur propre réflexion

favoriser l'expression et la prise de parole des jeunes Tibétains en proposant à leurs établissements scolaires par exemple de rejoindre des actions éducatives internationales mises en place par l'Ecole de la Paix

soutenir les actions et les démarches internationales en faveur du Tibet, toujours en accord avec les Tibétains et avec l'éthique de L'Ecole de la Paix

favoriser les échanges avec les associations en relation avec le Tibet, en faisant valoir la spécificité de L'Ecole de la Paix et de ses engagements, afin d'éviter tout risque de malentendu.

Ce que vous pourrez trouver sur ce site :

Le Tibet à l'Ecole de la paix

Présentation générale du Tibet

Dossiers sur le Tibet

Paroles de Tibétains

Bibliographie sur le Tibet

Que faire pour le Tibet ?

Le Réseau Paix et Droits de l'Homme

  
                  Kosovo : analyse d'un conflit
 
 
Expo Kosovo (9 panneaux format : 80 X 120 cm)
Cette étude s'intègre dans le travail pédagogique de
l'Ecole pour le développement d'une Culture de Paix
 
 
1- Origine de l'expo, sa raison d'être
Le concept de cette expo est né pendant les bombardements du printemps 99 qui manifestaient la réaction internationale à une série d'oppressions depuis 1991.
L'Ecole de la paix propose sur ces panneaux une analyse de l'enchaînement des causes, du déroulement du conflit, et enfin de ses conséquences, l'objectif étant de dégager les réflexes de guerre - pour les éviter - et les facteurs de Paix - pour les développer.
 
2- Sa destination
L'expo est principalement destinée aux Lycées ; elle s'adresse également aux adultes, à l'occasion d'une animation, dans une bibliothèque par exemple ; de la visite institutionnelle (Mairie,...) ou associative d'une personnalité concernée, dans le cadre d'une action de médiation ou de solidarité, ...
 
3- Emploi
La lecture des panneaux, rapide (ils sont largement illustrés de cartes et de photos) ou approfondie, pourra alimenter et structurer une réflexion, un approfondissement, un débat.
Dans le cas d'une classe de Lycée, un livret pédagogique remis à chaque élève sur lequel il pourra travailler par écrit, soutiendra un travail en profondeur.
 
4- Présentation
Mise en perspective sur le long terme - panneaux 1 à 3
Comment sur le long terme, une suite séculaire de bouleversements : démographiques, religieux, culturels, exploités à court terme par un fou de pouvoir va conduire en quelques années à la destruction d'un pays : Bosnie, Kosovo,...
L'Histoire récente - panneaux 4 à 6
Pendant les guerres de Croatie (Vukovar), Bosnie (Sarajevo, Mostar, Srebrenica,...) le Kosovo connaît dix ans d'apartheid pendant lequel Ibrahim Rugova organise une "contre société" non violente. A partir de 1998 commencent les déplacements de population, les exactions, qui s'amplifient quand sont déclenchés les bombardements en Mars 1999. Quelques remarques sur le travail de la presse pendant cette période.
Pistes de travail pour le développement d'une culture de paix - panneaux 7 à 9
En reliant le Kosovo aux autres situations mondiales, Irlande, Tchétchénie, Moyen Orient, Timor,... relever les comportements fauteurs de guerre, et apprendre à les éviter ; et les comportements facteurs de paix, et apprendre à les développer.
Synthèse
Une synthèse du travail est présentée sous la forme d'une grille de lecture (format A4) qui reprend quatre axes de développement de la Culture de la Paix parmi ceux proposés par l'UNESCO et formule sur chaque période "avant-pendant- après" les faits ou les actions engageant l'avenir.
 
5- Conditions de location
L'expo et ses supports (livret, grille de lecture) sont à réserver auprès de l'Ecole de la paix.
La participation d'un intervenant de l'Ecole est envisageable (conditions à définir).
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Colombie

L’Ecole de la paix milite pour la paix en Colombie depuis plus de 10 ans, soutenant quelques projets dans ce pays particulièrement impliqués dans la recherche d’une solution pour la paix.

Témoignage

Ces mots sont tirés d’un compte rendu de X.R. (avril 2000), un jeune coopérant français en Colombie. Il vit ces drames tous les jours et nous fait part, avec ses mots simples et son émotion palpable, de ce qu’est ce pays aujourd’hui.

« ...Ainsi, courant janvier (2000), un groupe de paramilitaires est entré dans un village du sud du département de Bolivar, El Salado, commune de Carmen de Bolivar, et pendant 72 heures, impunément, ont massacré plus de 120 personnes adultes, jeunes et enfants, humiliant les gens, ivres, et sans aucune intervention des autorités... horreur ...tous les corps n’ont pas encore été retrouvés et le bilan peut s’alourdir. Ce n’est évidemment pas un acte isolé, c’est chaque jour que ces massacres ont lieu. Regarder les infos à la télé, ici, est plutôt déroutant... Les campagnes colombiennes, et pratiquement l’ensemble du pays à présent à quelques exceptions près, sont sous le coup de cette guerre sale, brute et incompréhensible. »

Depuis dix ans, l’Ecole de la paix a développé divers partenariats avec la Colombie :

  • - Pour défendre les droits de la personne dans leur intégralité et agir pour une société plus juste,
  • - Pour soutenir les populations dans leur choix de vie et d’action non-violente,
  • - Pour appuyer des projets et des dynamiques de paix assurant la participation des habitants eux-mêmes.

Ces efforts de solidarité internationale, pour construire la paix, ont trois priorités :

  • - L’action en faveur de la jeunesse, pour préparer l’avenir,
  • - Le renforcement de la citoyenneté et le soutien de la société civile,
  • - La promotion d’un développement durable et d’une meilleure gouvernance.

Nos partenaires en Colombie pour y conduire ces actions sont notamment :

  • - Le CINEP (Centre de Recherche et d’Education Populaire), à Bogota,
  • - Les communautés de paix de l’Uraba, qui ont fait le choix de la non-violence face aux exactions des acteurs armés,
  • - Le Programme de Développement et de Paix du Magdalena Medio (PDPMM).

Actuellement, l’Ecole de la paix est sollicitée pour :

  • - Apporter son concours à des actions éducatives en faveur des jeunes et pour encourager le respect en particulier,
  • - Répondre à l’appel à propositions de l’Initiative européenne pour la démocratie et les droits de l’homme,
  • - Appuyer diverses autres initiatives colombiennes.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ou télécharger les dossiers suivants :

  

Réseau Afrique

Le Réseau Afrique poursuit plusieurs objectifs :

  • - l’appui à la société civile en multipliant les partenariats avec des associations locales dûment identifiées.

  • - le transfert de nos savoir-faire, nos compétences et nos outils pédagogiques d’éducation à la paix vers les pays demandeurs.

  • - la création d’un réseau comprenant des pays du Nord et du Sud en vue de promouvoir une culture de paix par l’échange d’expériences et de pratiques dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Nous n’avons pas défini de critère particulier pour choisir les pays et nos partenaires.
Nous intervenons à la demande, un peu au hasard des rencontres en privilégiant toutefois les pays francophones. Par contre, la proximité et la présence d’une immigration importante d’origine maghrébine nous poussent à aller davantage vers ces pays. Le besoin immense de formation exprimé par tous nos partenaires doit être pris en compte en priorité, en particulier pour « former des formateurs ».

Le processus que nous essayons de suivre, chaque fois qu’il est possible, est le suivant :

  • - Etablissement d’une Convention entre l’EDP et l’association locale africaine. Une semaine de formation est proposée aux responsables de l’association ; nous avons déjà reçu des délégations, algérienne, sénégalaise, ivoirienne, rwandaise, burundaise, congolaise. L’EDP prend à sa charge les frais de séjour des stagiaires.

  • - Mise en place dans le pays d’un de nos outils pédagogiques, à charge pour nos partenaires de l’adapter à leur situation et à leur environnement.

Afrique du Nord

Maroc

Partenaire : Association démocratique des femmes marocaines (ADFM), implantée dans tout le pays.
Un avant-projet vient d’être présenté. Il sera appuyé par une association de solidarité marocaine, l’ASMI, dont le siège est à Grenoble. Associer la « diaspora » locale, à chaque fois que nous le pouvons, nous semble utile pour établir ou rétablir des liens entre les deux rives.

Algérie

Partenaire Association pour le développement des pratiques de Proximité (ADPR), à Tipaza.
Après deux visites, deux fois une semaine, pour cinq personnes, en 2003, les membres de l’association, à partir de nos fichiers informatiques, ont reconstitué les principaux éléments du « sentier de la paix ». Les textes ont été traduits en arabe. Ce travail a été inauguré en février 2004 par l’EDP. Les difficultés rencontrées par cette association sont de deux ordres : manque de temps et aucune aide de l’état au plan financier. Un projet de même nature est envisagé à Constantine où la ville de Grenoble est très engagée dans le cadre d’un jumelage des deux villes.

Afrique des Grands Lacs

Rwanda

Partenaire UMUSEKE.
Cette association a été la première à travailler sur « Le sentier de la paix ». Depuis 1999, entre Kigali et Grenoble plusieurs personnes se sont déplacées. Confection sur place par des artisans, traduction des textes en kinyarwanda, l’exposition « Le sentier de la paix » a été reproduit plusieurs fois et les nouveaux exemplaires circulent dans tout le pays et même au delà des frontières, notamment en RDC (Kivu) et au Burundi. Umuseke a réussi à former 500 moniteurs ! Un séminaire sur les outils de l’éducation à la paix s’est tenu à Kigali en octobre 2004 avec la participation de l’EDP et de cinq pays africains : les trois pays faisant partie de l’Afrique des Grands Lacs, le Tchad et la Côte d’Ivoire. A l’issue de ce séminaire, il a été décidé d’étudier un projet de construction d’une Maison de la Paix à Kigali et de créer un réseau africain des artisans de paix.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ou télécharger le dossier suivant : L’organisation Umuseke, pour la Promotion de la Femme de l’Enfant Rwandais.

République Démocratique du Congo

Partenaires Best à Bukavu, Devoka à Rutshuru (association travaillant avec Constellation, association de la Maurienne animée par Sylvaine et Pierre-Louis Rémy)
Le projet concerne la possibilité de présenter « le sentier de la paix » sur un support plus souple afin de la rendre plus maniable et plus facile à transporter. Le travail est en cours depuis le dernier trimestre 2005. Notre correspondant, le P.Didier de Failly supervise l’ensemble. A Butembo, l’EPG avec le concours du Réseau international de solidarité soutient un projet intitulé « Jardin de Paix » conduit par un responsable d’association, étudiant à Grenoble.

Burundi

Partenaire Association burundaise des enseignants en français (ABEF).
Cette association spécialisée dans l’enseignement du français va s’inspirer de ce qui a été fait à Kigali. Une autre association, « Lueur d’Espoir » que nous avons rencontrée à Kigali pourrait se joindre à la précédente.

Autres pays d’Afrique

Sénégal

Partenaire Centre ressource Jokko Xalat à Rosso.
L’EDP a participé avec une association issue du GREF, Nangadef, à un projet concernant une école primaire. La délégation sénégalaise, lors de son passage à Grenoble en 2004, s’est intéressée plus spécialement à un outil destiné aux maternelles, « apprenons à vivre ensemble ».

Côte d’Ivoire

Partenaire Club Union Africaine/Côte d’Ivoire (UA/CI)
Une première convention a été signée par le Président du ClubUA/CI en 2003. Les stages prévus en 2004 et en 2005 n’ont jamais pu se tenir en raison des événements et à cause des difficultés pour obtenir un visa !… Durant cette période nous avons maintenu les contacts, ceci nous permettant de mieux connaître la situation réelle du pays – notamment avec le Père Denis Maugenest du centre d’études pour la paix des jésuites à Abidjan (CERAP). Le projet de stage va pouvoir se concrétiser pendant une semaine en mars 2006.

Congo-Brazzaville

Partenaire Action évangélique pour la paix (AEP)
A la demande de cette association et en partenariat avec la CIMADE, nous envisageons de lui proposer un Centre documentaire comportant, des textes, des livres, des CD-rom, cassettes, vidéos, des revues, brochures sur la paix et sur l’éducation à la paix dans le but de promouvoir celle-ci et le développement d’une culture de la paix. Cette « bibliothèque » type pourrait être offerte à d’autres pays.

Conclusion

Le renforcement de ce pôle doit être imaginé assez rapidement afin de rendre effective cette possibilité d’appui mutuel dont l’Afrique a besoin, au même titre que sont nécessaires les efforts d’alliance entre organisations du nord concernées afin que les aides soient plus adaptées et plus efficaces.